Chapitre VII
Révérend Pierre Dubouchet (1825 – 1864).
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Après Révérend Gay, paraît dans les Registres la signature de Dubouchet, Recteur.
Il s’agit de Révérend Pierre Dubouchet, né à Menthonnex-en-Bornes, le 6 août 1790, prêtre du 23 mars 1818. Il avait déjà passé comme Curé à Cercier et à Onnion. Nommé Curé de Valleiry, le 7 novembre 1825, il devait y demeurer jusqu’au 14 octobre 1864.
C’était un homme qui ne redoutait pas les responsabilités, un homme d’action dans le sens que l’on donnait à ce mot, en ce temps-là. Deux grandes œuvres le classent hors pair, pour la paroisse de Valleiry : la construction de l’église et les fondations pieuses dont il fut l’auteur ou le promoteur.
Toutefois, auparavant, mentionnons d’autres faits de moindre importance. En 1830, fut agrandi le cimetière actuel. Sans doute, ce fut le travail de la Commune. Mais on ne l’exécuta pas sans l’acquiescement du Curé.
Le 12 janvier de l’année suivante, eut lieu, en l’Honneur de Saint-Etienne, la bénédiction, soit le baptême de la petite cloche, après avoir triomphé de diverses difficultés, mentionne le bon Curé ! Il ajoute : “ Elle coûta 43 as français et 10 livres neuves furent versées pour son transport de Quintal, où elle fut fondue dans sa forme actuelle, le 2 décembre 1880 ”.
Le 13 mars de cette même année 1831, “ fut bénite la croix du cimetière et, le même jour, la parcelle de terre qui fut ajoutée à ce. cimetière, bénit d’ailleurs en 1808 ”, mentionne Révérend Dubouchet.
Toujours trop de concision de la part de mes honorables prédécesseurs ! Il y a tant de choses que nous aimerions à savoir : et les noms des donateurs et celui du parrain, de la marraine, du Maire, etc. Il est donc vrai que les hommes qui agissent beaucoup écrivent peu. Le contraire serait-il vrai aussi, à savoir que les hommes qui écrivent un peu agissent moins qu’il ne le faudrait ?
Parlons maintenant des ouvres qui donnent un relief tout spécial à la physionomie de Réverend Dubouchet. Nous avons dit : les fondations pieuses et la construction de l’église.
Les Fondations Pieuses.
La Révolution française – c’est indéniable – avait absorbé les revenus et souvent le capital concernant les écoles, dispersé la plupart des maîtres, surtout ceux de l’enseignement primaire.
Dire que la Révolution apporta la lumière de l’instruction à l’obscurantisme de l’Ancien Régime, c’est un mensonge historique. La vérité, c’est qu’elle dépouilla les organismes qui distribuaient l’instruction. L’enseignement fut réduit à l’impuissance, par manque de ressources. Ainsi l’attestent, pour la France en général, les rapports des Préfets écrits sous le Consulat. Or, à cette date, nous étions Français.
Les statistiques montrent qu’il fallut aller jusqu’aux alentours de 1840 pour que le nombre des illettrés qui s’était beaucoup accru revint au point où il se trouvait en 1789. Un demi-siècle pour réparer les désastres causés : voilà qui donne une fière idée des bienfaits de lumière apportés par la Révolution totale de 1793 !
Napoléon Ier avait essayé de rebâtir à neuf l’édifice. Mais sa sollicitude alla aux Universités, Facultés et Lycées plutôt qu’aux modestes écoles de village.
D’ailleurs, bientôt nous ne fûmes plus de la France. Nous étions redevenus de la Savoie, pays pauvre alors, dans son ensemble. Nos rois chrétiens de Sardaigne favorisaient particulièrement l’érection des églises. La plupart avaient tant souffert de la Terreur ! Elles étaient dans un état de délabrement incroyable. Il fallait aller au plus pressé. Pour une population très pratiquante, des lieux de culte s’imposaient en rapport avec cette pratique.
Or, dans son rayon, Révérend Dubouchet sut mener de front ces deux oeuvres : l’école et l’église.
Pour l’école, on avait adopté généralement, en Savoie, la méthode qui existe encore, de nos jours, en Bretagne et dans le Rouergue. Vu les difficultés de trouver des maîtres laïques, on n’hésitait pas à confier l’enseignement primaire à de jeunes prêtres appelés, à cause de ces fonctions, Vicaires-régents. Dans la semaine, ils occupaient leur activité à apprendre la lecture, l’écriture, le calcul, aux enfants du village et, le dimanche, ils aidaient le Curé pour les Offices paroissiaux.
Des prêtres, il y en avait en grand nombre, dès 1830, en notre Savoie redevenue fidèle, presque à l’unanimité. Mais il fallait les faire vivre.
Dans beaucoup de paroisses, il se fit des fondations à cette fin. Révérend Dubouchet eut le talent de savoir, pour le bien de sa paroisse et de son annexe de Chênex, stimuler la générosité de ses paroissiens.
C’est sous son ministère à Valleiry que Jean-Antoine Gallay, Maire en 1830, par son testament du 15 mai 1831 – Fr. Gay, notaire – légua le champ de Luche et, plus tard, une somme de 450 francs. Plus tard encore, il légua 1.000 francs pour une Mission. D’autre part, de concert avec son mari, Jean-Marie Favre, Françoise Juliand versait 750 francs, une autre fois 700, et à la fin, tous deux laissèrent les trois quarts de leurs biens comme fondation du Vicariat-régence “ pour les jeunes garçons et filles pauvres de Valleiry ”.
Ces fondations étaient grevées de charges de Messes a célébrer annuellement pour le repos de l’âme de leurs fondateurs.
Valleiry se constituait ainsi, peu à peu, en paroisse d’une certaine importance et en centre d’instruction primaire.
Ces fondations n’ont plus maintenant leur effet. Elles furent confisquées, en 1907, par l’Etat français qui en fit dévolution au Bureau de bienfaisance des deux Communes de Valleiry et de Dingy-en-Vuache, dans une proportion déterminée par le chiffre de la population.
A Paris, aux jours sombres de 93, un groupe de forcenés criait sur les talons de l’Abbé Maury, député à la Constituante : “ Maury, à la lanterne ! ” C’était le poteau de ce temps-là. L’Abbé qui n’avait pas froid à l’œil, leur répliqua et ils en furent tout hébétés : “ Maury, à la lanterne ! Oui ! Mais y verrez-vous plus clair ? ”
Y voit-on plus clair dans les affaires de la France, depuis la spoliation de 1907 ? Est-on plus riche depuis que l’on a appauvri les Morts ? En toute hypothèse, il faut que la richesse soit légitimement acquise pour ne pas salir les doigts. Il convient, du reste, à l’Etat comme à tout le monde, de faire le bien avec ses propres avoirs et non avec ceux d’autrui !
Révérend Dubouchet, par son testament du 10 mai 1862, légua lui-même au bénéfice-cure de Valleiry un petit champ attenant au champ Luche, laissé par Jean-Antoine Gallay. Il laissa encore une somme d’argent pour la célébration annuelle de XL Heures à Valleiry et, de plus, il donna à la Congrégation des Sœurs de la Croix la maison de Valleiry qu’elles durent évacuer, de force, en 1903.
Il assit la paroisse sur de bonnes bases. On lui reprocha précisément son activité extérieure. Son excuse – s’il en faut – c’est qu’il travailla non pour lui-même et pour son avantage personnel, mais pour ses ouailles, pour leur bien spirituel et temporel.
Il eut quelques consolations dans son ministère à Valleiry. Le 17 mars 1841, il recevait une abjuration : celle de Jeanne-Marie-Antoinette Bocquet, née à Genève, le 12 janvier 1829.
Il eut aussi ses épreuves. C’est le lot de l’humanité. En 1847, il perdit, en son presbytère, son frère Jacques, ex-curé-archiprêtre de Reignier, prêtre très distingué, qui fut, dans sa jeunesse. professeur de philosophie, puis préfet des Etudes au Collège d’Evian. En 1858, une de ses sœurs, du nom de Louise, mourut également sous son toit et, en 1859, une seconde du nom de Jacqueline. Une autre perte qui lui fut aussi très sensible, ce fut celle de son annexe de Chênex à laquelle il s’était dévoué corps et âme et qui lui fut enlevée, non sans résistance de sa part. Nous reparlerons plus loin de cet incident douloureux dans la vie de Révérend Dubouchet.
Construction de l’Eglise.
Les soucis au sujet de la construction de l’église durent lui faire passer plus d’une nuit blanche. Le gouvernement était alors très favorable : c’est vrai ! Mais il ne pouvait donner plus qu’il n’avait.
Que de démarches s’imposent à un Curé, dans ces circonstances ! Quelles préoccupations ! Et si un accident survient au chantier, le premier responsable moralement c’est l’instigateur de l’œuvre.
Cette église – notre église actuelle – est dans le style Roman-Renaissance, cher à l’Italie. Quoique Savoyard, notre souverain résidait au-delà des Monts. L’architecture de cette époque, en Savoie, se ressent de l’influence transalpine. La plupart des édifices religieux, bâtis au cours du xtx' siècle, seraient mieux dans leur climat en Italie. Ils sont trop élevés, très froids en hiver et très chauds en été.
Combien plus adaptées au pays sont les anciennes églises ! Il en est resté quelques-unes, telles que celles de Samoëns et, plus près de nous, celle de Vulbens, presque aussi larges que longues, d’une hauteur modeste, très propices à la prédication et se maintenant à une température moyenne.
On crut bien faire et faire beau en rompant ainsi avec l’expérience des anciens. On voulut avoir de l’air, de la lumière, de l’espace. Heureusement que le chauffage y est admis de nos jours. Car la dévotion ne suffirait plus !
Toutefois l’église de Valleiry est un joli vase, surtout depuis l’effort généreusement consenti, en 1921, par les habitants et les familles. Mais, telle quelle, elle manque un peu de proportions ; elle est trop haute pour sa longueur. On dit que, dans le plan primitif, elle devait avoir une travée de plus. L’acoustique souffre de cette erreur. Pour s’y faire entendre d’un bout à l’autre et sur-tout au chœur, il y a presque autant de soin à prendre que dans une grande église de l’ancien style.
Rendons cependant justice à l’architecte, à l’entrepreneur et aux maçons de Samoëns qui la bâtirent. Depuis un siècle, il ne s’est pas révélé une seule fissure dans ses murs. La voûte est d’une solidité à toute épreuve. Le clocher édifié sur la base massive de celui de l’ancienne église démolie fut surélevé en 1890 par la Commune, dont le Maire était M. Marie Chautemps.
Mgr Rendu fit la consécration de la nouvelle église, lors de sa visite pastorale à la paroisse, le 30 avril 1852, assisté de Révérend Fs Guérin-Buttet, Vicaire général. Avant de nous arrêter à la lecture du document qui fut rédigé, notons qu’en la même année, dès le 9 novembre, une Mission fut donnée à Valleiry, par les Missionnaires de Saint-François de Sales, en conséquence d’une fondation de Jean-Antoine Gallay. Révérend Dubouchet, toujours réservé, ne signale pas sa satisfaction du succès de ces pieux exercices.
Au sujet de la Visite pastorale, le Vicaire général écrit : “ L’Evêque fut reçu, la veille, vers 5 heures du soir, et complimenté à la frontière de la Commune par le syndic, M. Chautemps, à la tête d’un certain nombre de jeunes gens à cheval. Le chef-lieu était orné de guirlandes. Les religieux habitants de la paroisse étaient accourus au devant du Chef du diocèse ”.
Après les prières et chants rituels, Révérend Buttet inspecta le Saint-Sacrement, les autels, les Reliques, les Fonts baptismaux, les confessionnaux, les vases sacrés, les linges et ornements de la sacristie. Il trouva celle-ci abondamment pourvue des objets destinés au culte divin et tenue d’une manière très honorable par le Révérend Curé. ”
“ La paroisse de Valleiry, dit-il, renferme 140 feux : ce qui donne une population de 800 habitants, dont 540 commaniants ”, y compris Bloux, Jurens, Les Morennes, de l’ancienne paroisse de Dingy-en-Vuache, hameaux qui, depuis le rétablissement du culte en 1801, furent annexés à Valleiry. A la date de la consécration de l’église, Chênex en était déjà détaché.
A la visite de Mgr Biord (1768), étaient signalés 260 habitants dont 150 communiants. La population s’était accrue des deux tiers ; le nombre des communiants, dans une proportion un peu plus forte. Pour qui sait la difficulté de la conversion des chrétiens négligents, il est clair que, sous Révérend Dubouchet, Valleiry était en une remarquable prospérité spirituelle.
Mais continuons la lecture du rapport du Vicaire général : “ L’église de Valleiry, sous le vocable de Saint-Etienne, est construite nouvellement : elle a deux autels latéraux dédiés, l’un à la Sainte-Vierge, l’autre à Saint-Pierre, Apôtre – mais elle n’a pas encore de maître-autel ”.
Cette observation signifiait que le maître-autel n’était pas en rapport avec l’état rutilant de la nouvelle église. Car, auparavant, il fut dit que Mgr Biord – le 11 mai 1768 – consacra celui de l’ancienne.
Le rapport continue : “ Le Curé actuel de Valleiry est Révérend Pierre Dubouchet, né à Menthonnex-en-Bornes, en 1790, ordonné prêtre en 1813 et placé à la tête de cette paroisse en 1825. Les revenus du bénéfice sont de 900 francs dont 500 payés par le Gouvernement et' 400 par le Budget. ”
“ Les Registres de l’état civil sont bien tenus. Le Révérend Curé tient aussi un Registre pour
les premières Communions et Confirmations. ”
“ II y a deux écoles à Valleiry. Celle des garçons sera désormais régie par un Vicaire-régent
qui sera payé, partie par fondation, partie par le Budget. Celle des filles sera dirigée par les Religieuses de la Croix qui seront entretenues et payées, partie par fondations, partie par le Budget et partie par le Gouvernement.”
Voilà donc amorcée la réalisation d’une œuvre très importante de Révérend Dubouchet : l’installation au presbytère d’un Vicaire-régent et l’installation des Révérendes Sœurs dans un immeuble qu’il leur procura, grâce à la générosité que nous avons déjà constatée, et à la sienne propre. Elles arrivèrent à Valleiry vers la fin de cette année 1852 et y demeurèrent jusqu’en 1903, date de l’application de la loi sectaire encontre les Congrégations. L’immeuble fut vendu et revendu. Le propriétaire actuel (1940) s’est mis immédiatement en règle avec l’autorité ecclésiastique. La maison d’école dont la plus grande part appartenait légitimement à la Commune est maintenant, en entier, sa propriété devant la loi civile.
Lisons toujours le rapport du Vicaire général : “ Après avoir reçu les honneurs dus à son rang et à sa dignité, est-il dit, Mgr s’est revêtu des ornements pontificaux pour faire la consécration de la belle église que les religieux habitants de. Valleiry viennent d’élever au Seigneur. Procédant à cette auguste cérémonie, selon la forme ordonnée par le Pontifical romain, le Prélat l’a consacrée à Dieu, sous le titre et l’invocation de Saint-Etienne.
“ L’église de Valleiry n’a qu’une seule nef : elle est fort jolie et bien suffisante pour la population. La construction de cette église fait beaucoup d’honneur à Monsieur le Curé et à tous ses paroissiens. Les sacrifices nombreux et généreux qu’ils ont dû faire pour parvenir à son érection ont la preuve indubitable des sentiments de la foi et de la piété qui les animent. Aussi c’est le glorieux témoignage que Mgr s’est plu à leur rendre au nom de la religion, en répondant au discours que Monsieur le Curé lui a adressé. Et, en effet, c’est la foi qui produit l’union et l’harmonie entre un pasteur et ses ouailles et c’est cet accord si nécessaire qui enfante et soutient les
oeuvres durables et utiles. ”
Ici est exprimé, d’une façon discrète, un désir qui devait se réaliser bientôt. “ L’église de Valleiry n’a pas encore de maître-autel, mais déjà elle est enrichie de deux jolis autels latéraux dont le Révérend Curé a bien voulu la doter, en témoignage de sa foi vive et éclairée et de son affection pour sa paroisse. Ce lieu sacré où le nom de Dieu sera béni et glorifié sera donc aussi le lieu où demeureront en bénédiction les noms du pasteur, des administrateurs sages et intelligents et des ouailles qui ont si bien répondu à sa voix et secondé ses efforts. ”
Ce maître-autel – le grand autel en marbre blanc – devait être installé quelque temps après. On dit qu’il fut acheté à la Visitation de Gex. Je n’ai pas trouvé trace de cette acquisition. Probablement, c’est le Curé qui l’offrit à sa paroisse. Il voulut que sa main gauche ignorât ce qu’avait donné sa main droite. Dès lors, pas d’écrit ! Cet autel est vraiment superbe. Il n’a qu’un défaut pour Valleiry : il n’est pas dans le style de son église. Il s’harmoniserait mieux avec une voûte et des fenêtres gothiques. Mais il arrive souvent que de belles églises n’ont pas tout leur mobilier intérieur parfaitement conforme au plan général.
“ La cérémonie de la Consécration terminée, conclut Révérend Buttet, Mgr a célébré le Saint-Sacrifice de la Messe et administré le Sacrement de Confirmation à 170 personnes dont l’instruction religieuse a été bien satisfaisante. ” Suivent les signatures au procès-verbal.
Par délicatesse, le Vicaire général ne parle pas, dans ce document, de Chênex, où Révérend Marie-Joseph Boéjat, né à Scionzier, avait été nommé, le 2 août 1841.
Un père qui aime ses enfants les voit toujours, avec regret, s’éloigner de lui. L’âge ne donne que plus de vivacité à ce sentiment qu’il est inutile de dissimuler : car personne ne s’y méprend ! A la mort, sans doute, il faut tout quitter. Mais, à cette heure dernière, il s’agit surtout de se quitter soi-même, de subir la séparation des deux parts de son être humain. Devant cette catastrophe, l’on est peut-être moins sensible à la séparation d’avec ceux que l’on a aimés.
Révérend Dubouehet qui fut un vaillant ouvrier du bon Dieu, à Valleiry, se crut diminué lorsque ses paroissiens de Chênex le quittèrent pour se constituer en une paroisse distincte. Il est possible qu’à cette occasion il ait trop présumé de son influence. Il aurait dit un jour : “ La séparation se fera dans la semaine des 4 jeudis ! ” Elle se fit plus tôt.
On ajoute que, le jour de l’inauguration, ses chantres l’abandonnèrent pour aller festoyer chez le voisin. C’était un peu trop dur pour celui qui avait gouverné à la mode de ce beau temps d’union entre l’Eglise et l’Etat. S’il ne mourut pas de ce coup, il en souffrit. Sans doute, l’Evêque ne fit pas d’allusion à cet événement local pour ne pas rouvrir une plaie à peine fermée.
La Providence divine a ses vues. ElIe a en réserve des épreuves pour tous. Ceux-ci s’en aperçoivent au début ou au milieu de leur carrière ; ceux-là, à la fin, alors qu’ils s’auréolent d’une certaine gloire humaine. Mais cette gloire humaine n’est pas nécessaire pour gagner la gloire céleste, et c’est certainement à celle-là seule que Révérend Dubouchet aspira pendant ses trente-neuf ans de ministère à Valleiry (1825-1864).
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